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Ministère de la Culture, un navire-école?

COMMUNIQUÉ : Pour diffusion immédiate

Rimouski, 12 octobre 2017

Le Devoir titrait ce matin Remaniement : Trois ministres en trois ans à la culture. C’est sans compter qu’il y a eu Maka Koto avant Hélène David, Luc Fortin et maintenant Marie Montpetit. Est-ce que nous devons en déduire que la culture est de moindre importance? Qu’elle n’a pas besoin d’un minimum de stabilité et d’expertise? Est-ce que cela confirme l’idée que c’est une promotion pour un ministre de se voir confier autre chose que la culture, après tout, c’est moins de 1% du budget national, c’est un petit ministère. Si la réponse à ces questions s’avère être non, le message envoyé par ce troisième changement de ministre crie le contraire.

Imaginer seulement une organisation qui aurait vu passer trois directions générales en autant d’années, est-ce que cela ne mettrait pas en lumière davantage sa fragilité que son désir de se renouveler?

Il est important de souligner le travail de Luc Fortin qui a su être à l’écoute du milieu dans les consultations orchestrées partout sur le territoire du Québec. À l’aube du lancement de la toute nouvelle politique du Québec, nous aurions souhaité pouvoir continuer de compter sur un ministre qui a eu la chance d’entendre tout le Québec culturel, de se faire une idée claire, dans un temps record des enjeux lié au secteur. Tout ce savoir, patiemment récolté, dans chacune des régions du Québec, il l’emporte avec lui au Ministère de la Famille. Ce ne serait pas une si lourde perte si l’appareillage gouvernemental avait développé l’habitude de traiter les dossiers de manière transversale, mais malheureusement, nous n’y sommes pas encore.

À ce moment-ci, nous ne pouvons que souhaiter la meilleure des chances à madame Marie Montpetit qui devra se familiariser avec un tout nouvel univers à un moment névralgique. Le lancement d’une politique culturelle se fait toujours sous les projecteurs. Il faut pouvoir la porter, l’argumenter et la défendre ce qui se fait beaucoup plus aisément en pleine connaissance de cause.

Si l’UNESCO souligne qu’aucun développement ne peut être durable sans une composante culturelle forte, nous ne pouvons qu’espérer que ce remaniement ministériel puisse s’allier aux expertises sur le terrain, dans tous les territoires du Québec, pour poursuivre son mandat.

Le Conseil de la culture du Bas-Saint-Laurent sera là, comme toujours, pour offrir son expertise en soutien à la nouvelle ministre. Il nous apparait tout de même incontournable de témoigner de l’essoufflement généralisé du milieu culturel et du besoin criant de reconnaissance.

Julie Gauthier
Directrice générale
Conseil de la culture du Bas-Saint-Laurent

 

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